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Extrait du corrigé : (cf. Erasme : « Il y a une raison dans tout homme et dans toute raison un effort vers le bien »). Les humanistes ne trouvent pas seulement des références érudites dans les textes antiques mais aussi de vraies philosophies dans lesquelles l'homme peut puiser pour évoluer. Ces sources montrent à l'homme comment atteindre le bonheur et la vertu en mesurant ses ambitions et ses désirs, en faisant preuve de courage et en agissant avec justice. D'ou la nécessité de bien analyser le sens de ces textes et de les mettre en pratique. (la nécessité d'un enseignement pratique est très importante pour les humanistes) Ex : Montaigne, Les Essais, prône une tête « bien faite » plutôt que « bien pleine » : Qu'il ne lui demande pas seulement compte des mots de sa leçon, mais du sens et de la substance ; et qu'il juge du profit qu'il aura fait, non par le témoignage de sa mémoire, mais de sa vie. Que ce qu'il viendra d'apprendre, il le lui fasse mettre en cent visages et accommoder à autant de divers sujets, pourvoir s'il l'a encore bien pris et bien fait sien, prenant l'instruction de son progrès des pédagogismes de Platon. (livre 1 des Essais, chapitre XXVI) - L'humanisme prône la liberté (le « libre-arbitre »), la tolérance. Ainsi les humanistes s'érigent-ils contre les dogmes de l'Eglise. On observe l'exigence d'un retour au texte de l'Evangile et une confiance dans la parole sacrée du texte et non dans son commentaire par le clergé.
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Est-il légitime d’apparenter l’humanisme à un courant d’optimisme, c’est-à-dire fondé sur une croyance naïvement positive des possibilités de l’homme ? En ce sens, c’est-à-dire en tant qu’on le considère comme intégré à une analyse optimiste de l’homme et de monde, quelle crédibilité peut-on lui accorder ? Est-il réaliste, et donc par-là même apte à dire quelque vérité sur l’homme et le monde ? L’humanisme, qui se fonde sur la croyance optimiste de l’indépendance du sujet pensant, n’a-t-elle pas au contraire des conséquences tout à fait lourdes, angoissantes d’un point de vue existentiel ? C’est donc à la fois l’efficacité cognitive et la signification de l’humanisme comme mouvement qui sont ici mis à la question.
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