LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : a) Hégel, dans la lignée de Kant, renvoie la violence à un procédé général dans l'état de nature. Dans l'état de nature, les hommes laissent libre cours à leurs passions, à leurs instincts violents. Cette nature profonde de l'homme doit donc être corrigée dans l'état civil. Tout le problème du passage à l'Etat est dans la manière de dépasser, de corriger ou de composer avec cette violence. Freud, par exemple, pense la conservation dans l'inconscient de ces pulsions violentes que l'éducation doit prendre en compte. Brider ces pulsions n'est pas une solution, elles doivent nécessairement être évacuées. C'est parce que la nature humaine est initialement violente qu'on a pu dire que les rapports sociaux et politiques étaient la guerre continuée par d'autres moyens. Mais, assimiler la violence à une nature et à un laisser-aller de cette nature ne rend pas compte des raisons de la violence. b) Tout d'abord, on use parfois de violence en réaction à des violences précédentes. On applique la loi du talion « oeil pour oeil », ce qui peut donner naissance à un cercle sans fin de la violence, ne dit-on pas la « violence engendre la violence ».
Corrigé de 1757 mots (soit 3 pages) directement accessible
démocratie qu'à vouloir courage est-ce raison d'avoir opinions admettre autrement possible convaincre pouvons-nous bonnes penser mythe nous-mêmes partir violence recevables raisons meilleur liberté mort régimes avoir autrui pas vérité grand connaître tort critiquable pour sans toujours dire
Analyse du sujet :
La violence se caractérise classiquement par sa soudaineté. Un acte violent est un acte brute qui rompt le cours habituel des choses. Selon cette compréhension du terme la violence apparaît, au moins au moment précis de sa manifestation, comme sans raison.
Mais cette première définition n’est pas satisfaisante. On peut s’attendre à une réaction violente soit parce que ce qui précède cette réaction justifie en partie la violence soit car nous savons que nous avons à faire à un homme violent. En effet, un homme violent sera désigné comme tel parce que l’on s’attendra de sa part à des réactions violentes. La violence n’est pas réductible à sa soudaineté, elle une atteinte à l’intégrité physique ou morale d’une personne
Se demander si la violence peut avoir raison permet de prendre sur la violence deux points de vue :
La violence en tant qu’elle a des raisons. Ces raisons peuvent être des motivations qui expliquent voire excusent celui qui commet un acte de violence.
D’un second point de vue, la violence peut être un moyen pour viser une fin et puiser sa légitimité dans cette fin.
En tant que conséquence, la violence en tant que moyen. La violence peut-elle être justifié par sa fin, peut-elle justifier par sa cause : avoir eu raison rétrospectivement, la violence rationnelle. La violence d’institution (monopole d’Etat et justification de cette violence).
Problématisation :
La question posée dans ce sujet revient à se demander si la violence peut être justifiée, soit en tant que moyen et au nom d’une fin, soit en tant que conséquence d’une action passée. L’usage de la violence occupe dans l’histoire, un rôle essentiel. Abandonner la raison de la violence, c’est condamner toute violence en tant que violence. Ce jugement tout aussi séduisant soit-il, est-il légitime ? Peut-on avoir raison d’user de la violence ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie