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Extrait du corrigé : Connaître consiste à produire un discours sur un objet, discours qui a deux caractéristiques principales : d'une part, l'acte de connaître est le moyen de donner une définition de l'objet que l'on s'attache à étudier. De l'autre, connaître est le moyen d'avoir une action sur l'objet de connaissance, le moyen de le maîtriser. Le mot « autrui » désigne avec un haut degré de généralité l'ensemble des êtres humains qui ne sont pas nous. Il implique implicitement une relation d'équivalence entre « autrui » et celui qui se rapporte à ce dernier : « autrui » vient du latin « alter » qui signifie « l'autre dans une série de deux ». Connaître autrui à partir de nous-mêmes signifie que nous employons la connaissance subjective et intime que nous avons de nous-mêmes (le sentiment de nos émotions, la connaissance des objets et des désirs qui motivent nos actions) pour interpréter l'être et l'action d'autrui. Autrui, qui nous est par définition étranger, qui est fondamentalement distinct de nous, ne devient connaissable qu'au moyen de l'établissement d'une correspondance postulée entre ce qu'il est et ce que nous sommes. Nous nous demanderons donc si autrui est connaissable à partir d'une généralisation de ce que nous sommes, ou si au contraire, autrui ne demeure pas irrémédiablement inconnaissable ?
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Connaître consiste à produire un discours sur un objet, discours qui a deux caractéristiques principales : d’une part, l’acte de connaître est le moyen de donner une définition de l’objet que l’on s’attache à étudier. De l’autre, connaître est le moyen d’avoir une action sur l’objet de connaissance, le moyen de le maîtriser.
Le mot « autrui » désigne avec un haut degré de généralité l’ensemble des êtres humains qui ne sont pas nous. Il implique implicitement une relation d’équivalence entre « autrui » et celui qui se rapporte à ce dernier : « autrui » vient du latin « alter » qui signifie « l’autre dans une série de deux ».
Connaître autrui à partir de nous-mêmes signifie que nous employons la connaissance subjective et intime que nous avons de nous-mêmes (le sentiment de nos émotions, la connaissance des objets et des désirs qui motivent nos actions) pour interpréter l’être et l’action d’autrui. Autrui, qui nous est par définition étranger, qui est fondamentalement distinct de nous, ne devient connaissable qu’au moyen de l’établissement d’une correspondance postulée entre ce qu’il est et ce que nous sommes.
Nous nous demanderons donc si autrui est connaissable à partir d’une généralisation de ce que nous sommes, ou si au contraire, autrui ne demeure pas irrémédiablement inconnaissable ?
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