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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Notamment, si l'on tente de communiquer avec quelqu'un alors que ce dernier n'a pas de disposition à dialoguer avec nous, cette tentative avorte, car ses conditions de possibilité ne sont pas réunies. Il faudrait donc commencer par penser une sorte de contrat de communication qui permettrait le dialogue. Les problèmes posés par les deux textes de Merleau-Ponty qui suivent devraient permettre cela. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception Autrui ou moi, il faut choisir, dit-on. Mais on choisit l'un contre l'autre, et ainsi on affirme le conflit. Autrui me transforme en objet et me nie, je transforme autrui en objet et le nie, dit-on. En réalité le regard d'autrui ne me transforme en objet, et mon regard ne le transforme en objet, que si l'un et l'autre nous nous retirons dans le fond de notre nature pensante, si nous nous faisons l'un et l'autre regard inhumain, si chacun sent ses actions, non pas reprises et comprises, mais observées comme celles d'un insecte. C'est par exemple ce qui arrive quand je subis le regard d'un inconnu. Mais même alors, l'objectivation de chacun par le regard de l'autre n'est ressentie comme pénible que parce qu'elle prend la place d'une communication possible. Le regard d'un chien sur moi ne me gêne guère.
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La question « suffit-il » demande de décider si une condition posée est suffisante ou non pour provoquer tel ou tel effet. Ici, la condition interrogée est « communiquer », l’action visée est « dialoguer ».
« Communiquer », c’est, à la lettre, faire en sorte qu’une pensée, qu’une idée, qu’un affect, deviennent communs : celui qui communique cherche à former une communauté de compréhension avec celui à qui il adresse sa communication.
« Dialoguer » a un sens plus précis. Etymologiquement, c’est parler, raisonner (du grec « logein ») à deux (« di »), c’est échanger des idées par le biais du langage, de la discussion, dans le but de mieux comprendre des idées ou d’en élaborer de nouvelles. (cf. les dialogues « socratiques »).
La question est donc la suivante : la démarche de communication avec l’autre, comprise comme effort pour lui faire comprendre et partager une pensée, et posée comme nécessaire à cet effort, est-elle suffisante pour établir avec lui une discussion des points de vue, un travail commun des idées ? Si ce n’est pas le cas, quelles sont les conditions d’existence du dialogue qui manquent à la communication ?
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