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Sujet : Un citoyen peut-il légitimement se prévaloir d'un droit de résistance?

Définitions des termes :
  • citoyen : Qui jouit des droits propres aux membres d'une cité ou d'un État. L'individu membre du corps politique, détenant des droits politiques et participant donc au pouvoir.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • résistance : Attitude de la conscience qui refuse d'admettre ce que le travail psychanalytique lui révèle.

Extrait du corrigé : Ces personnes, ce sont celle qui possède la vertu de l'équité, qui est  une vertu plus haute que celle de la justice. Elles sont capables de se placer au-dessus des lois pour en juger la légitimité. l        Le « droit de résistance », si on peut encore parler de droit de résistance dans une telle situation, qui est en réalité parfaitement réglée par la loi, serait donc limitée à quelques personnes, et non ouvert à tous les citoyens. l        Mais n'y a-t-il pas un droit de résistance offert au citoyen dans un sens beaucoup plus fort ? l        Le livre III de l'Éthique à Nicomaque peut nous éclairer sur ce point. Dans le cadre d'une réflexion sur les actions volontaires ou involontaires, qui doit permettre de déterminer qui doit être récompensé et qui doit être blâmé, Aristote prend l'exemple d'un tyran qui menacerait de tuer toute la famille de quelqu'un s'il ne commet pas l'acte injuste que le tyran veut lui faire commettre. l        On se situe bien dans un cas où la légalité est du côté du tyran, et donc où il s'agirait de résister au nom de valeurs plus hautes. l        Or, Aristote nous fait comprendre que celui qui choisit d'obéir au tyran est responsable de l'acte injuste qu'il commet, car il aurait pu --- et aurait dû --- ne pas commettre cet acte. l        On peut donc en conclure qu'il aurait dû résister au tyran. Conclusion : Il n'est pas possible de répondre de manière directe à la question qui nous est posée : on ne peut pas dire que, dans le cas général, le citoyen peut se prévaloir d'un droit de résistance, au nom d'une légitimité d'un ordre supérieur à la loi, mais qui risquerait cependant de mettre en danger tout le sens de la loi et de la légalité.

	Un citoyen peut-il légitimement se prévaloir d'un droit de résistance?

Corrigé : 	Un citoyen peut-il légitimement se prévaloir d'un droit de résistance?	Corrigé de 1584 mots (soit 3 pages) directement accessible

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Définitions

  • citoyen : Qui jouit des droits propres aux membres d'une cité ou d'un État. L'individu membre du corps politique, détenant des droits politiques et participant donc au pouvoir.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • résistance : Attitude de la conscience qui refuse d'admettre ce que le travail psychanalytique lui révèle.

Problématique

Si des valeurs supérieures peuvent s'opposer à la loi, quelle utilité peut encore avoir la loi ? Peut-on décider de désobéir à la loi sous prétexte qu'on la juge injuste ? Qui sera le garant de cette autre droit, qu'on appelle légitimité, qui entend se placer au-dessus de la loi institué, c'est-à-dire à proprement parler, dans l'illégalité ? D'un autre côté, comment accepter qu'un citoyen soit tenu d'obéir jusqu'au bout à des lois injustes, dans un pays totalitaire par exemple ?



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