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Définitions des termes :
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
Extrait du corrigé : C'est ce qui ressort de ce passage des Entretiens d'Épictète : « Ici, nous nous représentons l'oeuvre du philosophe de la manière suivante : il faut accorder notre volonté avec les événements de telle manière que nul événement n'arrive contre notre gré et qu'il n'y ait nul événement qui n'arrive lorsque nous le voulons. L'avantage, pour ceux qui sont ainsi pourvus, c'est de ne pas échouer dans leurs désirs, de ne pas tomber sur ce qu'ils détestent, de vivre intérieurement une vie sans peine, sans crainte et sans trouble, de conserver les rapports sociaux, qu'ils soient naturels ou acquis, ceux de fils, de père, de frère, de citoyen, de mari ou de femme, de voisin, de compagnon, de gouvernant ou de gouverné. » Le philosophe est ainsi homme de son temps en ce qu'il remplit la fonction qui lui échoit, en ce que sa volonté même est en accord avec son temps. Il ne se retire pas du monde, mais mène une existence sociale avec ses semblables. Le philosophe, loin de mépriser la société dans laquelle il vit, s'y intègre et ne fuit pas les responsabilités de son existence temporelle, condition de sa vie spirituelle : sans être assujetti à son temps, sans être simplement de son temps, le philosophe est pleinement à son temps. 2. Le philosophe s'élève au-dessus de son tempsA. Le philosophe n'est pas l'esclave de l'instant. Cette appartenance à son temps du philosophe n'est cependant pas celle de l'homme ordinaire. La philosophie introduit en effet un rapport au temps qui n'est plus celui de la simple immédiateté.
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Le corrigé du sujet "Un philosophe est-il un homme de son temps ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le philosophe est l’homme qui devrait interpréter le monde et son histoire avec le plus de véracité et démonstration. On se fie à lui pour trouver ou retrouver le sens à donner à sa vie.
Or un autre cliché perdure : Rembrandt illustre le philosophe en méditation de façon retranchée, voire recluse, dans le fond obscur de son habitat : il vit comme un solitaire qui ne fréquente pas le peuple, qui vit dans un monde parallèle, en temps et en espace.
Le philosophe peut-il être alors un homme de son temps, le plus avisé de sa génération ? Partage-t-il seulement les « vérités » de son temps, de sa société ? Partage-t-il le même sens collectif de l’existence humaine, celui de son époque, moment de l’histoire absolue ?
Quelque soit l’époque, le philosophe aborde toujours les problèmes essentiels et existentiels que l’homme peut se poser : il n’appartient pas à une époque particulière. Or, il a aussi pour devoir de comprendre la réalité des siens, s’il recherche toutes vérités. Ainsi, le philosophe doit-il dédaigner la réalité particulière de son temps ? Le philosophe est le fils d’une culture en fonction d’un lieu bien donné. Cependant, la vérité dont il est garant n’est pas fréquemment comprise par ses contemporains, Socrate en ayant fait les frais, par exemple. Le philosophe n’entend-il pas les choses de manière spécifique ? Son recul ne permet-il pas au contraire de mieux comprendre les choses et les conditions de vie des hommes ?
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