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Sujet : La guerre peut-elle être fatale ?

Définitions des termes :
  • guerre : Conflit armé entre deux ou plusieurs Etats. Les problèmes posés par la guerre sont plutôt du ressort de la politique et du droit. En philosophie, on pose plutôt la question du fondement de ce droit et de la légitimité de la guerre.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Extrait du corrigé : La guerre est un principe d'action par excellence, en tant qu'opposition à ce qui est. C'est parce que les hommes désirent un changement qu'ils font la guerre. C'est donc par refus de toute fatalité qu'ils se jettent dans le conflit, par refus de leur condition, et par désir d'émancipation de tout déterminisme. - C'est dans cette perspective que Machiavel (Le Prince) développe sa théorie de la virtu, faculté propre à l'homme de délibérer et de mettre sa raison au service de l'action afin de contrer la fortuna, c'est-à-dire le sort ou la fatalité, qui chercherait à conduire le cours des évènements et à déterminer les actions humaines. C'est parce que l'homme est en mesure de s'opposer à la fatalité qu'il décide de faire la guerre. La guerre résulte d'une volonté déterminée de l'homme, et non d'une détermination extérieure qui soumettrait l'homme à sa nécessité.     3ème partie : La guerre n'est pourtant jamais souhaitée, et prend en ce sens un caractère fatal.   - La guerre n'est jamais recherchée pour elle-même, et l'on peut alors se demander s'il n'y aurait pas d'autres moyens possibles pour parvenir aux mêmes fins. En effet, la guerre est désastreuse, et même le vainqueur subit toujours de grosses pertes. Si la guerre n'est jamais souhaitée, et qu'elle survient quand même, on ne peut alors la départir d'un caractère inéluctable et nécessaire, qui nous ramène sur le terrain de la fatalité.

	La guerre peut-elle être fatale	?

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Définitions

  • guerre : Conflit armé entre deux ou plusieurs Etats. Les problèmes posés par la guerre sont plutôt du ressort de la politique et du droit. En philosophie, on pose plutôt la question du fondement de ce droit et de la légitimité de la guerre.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Problématique

La guerre, et tout conflit en général, semble survenir en dernière instance, quand deux partis n’arrivent plus à négocier, quand il n’y a plus d’autre issue. En effet la guerre n’est jamais première, elle ne survient pas sans prévenir, mais peut être anticipée par les tensions préalables qui l’annoncent. Souvent, les dirigeants avertissent même leurs ennemis de leurs intentions d’invasion et de conquête, en posant un ultimatum avant de déclencher une guerre, qui est toujours coûteuse, même pour le vainqueur. On peut donc penser que la guerre n’est pas automatique, mais qu’elle n’est le résultat que de contingences fâcheuses, de situations particulières et surtout de désaccords humains. En outre, on a l’impression que la guerre est toujours à éviter par principe, et par conséquent, si elle ne résulte pas d’un choix, et d’une volonté délibérée, il semble à l’inverse qu’elle s’impose avec nécessité, et apparaît donc comme fatale. La guerre serait alors fixée par le destin, inévitable. Et pourtant, c’est l’homme qui en est responsable. S’interroger sur la fatalité de la guerre, c’est s’interroger sur la fatalité du mal, et sur la responsabilité de l’homme dans sa résolution à faire le mal, et à chercher à détruire autrui. C’est aussi engager la réflexion sur la possibilité des hommes à s’entendre entre eux.



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