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Extrait du corrigé : Solitude d'autant plus pesante que nous ne vivons qu'une fois et que nous craignons de dépenser notre énergie dans une lutte vaine et de gâcher ainsi nos plus belles années. Le conformisme est souvent lié à une certaine conscience de la brièveté de la vie et au désir d'en jouir. Il est un temps auquel nous ne pourrons échapper : celui de notre mort. II. La liberté de faire « table rase »Et pourtant ne sommes-nous pas, en tant qu'individus, libres de modeler le temps de notre existence individuelle à notre guise et indépendamment de notre époque? Si nous affirmons notre liberté, dit Sartre, alors nous sommes responsables des influences que nous laissons peser sur nous. * Fuir dans l'instantané ou l'éternité?Face à un temps qui nous pèse ou nous inquiète, nous pouvons être tentés de fuir, de nous évader. Mais que peuvent signifier ces verbes de mouvement dans l'espace lorsqu'il s'agit du temps? Quoi que nous fassions, ne sommes-nous pas toujours dans le temps?
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temps l'historien échapper partir d'échapper l'utopie liberté penser démocratie est-ce son par vouloir raison autrement qu'à opinions recevables nous admettre nous-mêmes mythe l'homme quoi courage occasion permet permis mort sans plutôt connaître autrui meilleur possible régimes même sens pouvons-nous
Lorsque l’on affirme qu’on vit avec son temps, ou encore que les temps changent, on n’emploie pas le terme « temps » dans le même sens que quand on dit que l’horloge permet de mesurer le temps. Ainsi, dans l’expression « échapper à son temps », c'est au premier sens du terme que l’on pense. Le temps est alors compris comme l’ensemble des circonstances (étymologiquement, ce qui se tient autour)- sociales et historiques- dans lesquelles un homme vit. Echapper à son temps, cela signifierait donc soit se soustraire activement à ce qu’on peut appeler son conditionnement, soit en être éloigné sans l’avoir choisi (homme né loin de tout et de tous, dans une contrée déserte).
Ce même homme pris en exemple n’est-il pas un être mythique ? Se peut-il qu’un homme échappe à son temps ? L’intitulé nous invite à penser que l’homme subirait son temps, c'est-à-dire qu’il ne pourrait pas choisir de ne pas vivre là où il vit, au cœur d’une époque, dans un cadre social et économique déterminé. On doit dés lors se demander si l’homme peut se libérer de tout conditionnement, c'est-à-dire s’il en a la capacité, et comment il l’acquiert.
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