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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- confiance : Espérance ferme, assurance envers une personne ou une chose.
- sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
Extrait du corrigé : Tout ce que je sais du monde, je le sais à partir d'une expérience sensible sans laquelle rien ne pourrait être appréhendé. Les sens désignant les organes intermédiaires entre moi et l'univers, ils paraissent, initialement, entièrement dignes de confiance, car ils paraissent fonder mon vécu, qui s'origine en eux.Dignes de confiance, d'abord, en ce qui concerne ce vécu à proprement parler. Après tout, le concept, la notion, l'idée semblent multiples et surtout construits. Or mes sens semblent m'apporter une vérité immédiate et initiale. L'immédiateté n'est-elle pas insoupçonnable ? Il y a, en première approche, une dimension privilégiée de l'expérience obtenue par les sens, par l'odorat, la vue ou l'ouïe. Il y a, dans mes sens, dans ces couleurs qui me sont apportées, des traits qui paraissent immédiats et clairs et, par conséquent, je ne vois pas pourquoi je les mettrais en doute. Les sens m'apportent des impressions ou qualités immédiates indubitables. Cette tâche rouge que je vois sur le tapis n'est-elle pas un irréductible ?
Corrigé de 1819 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Puis-je faire confiance à mes sens ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le problème posé par le sujet réside dans le fait que si l’on décide de ne pas faire confiance à nos sens, il semble que toute saisie de la réalité nous soit alors interdite. D’un autre côté, si l’on considère que nos sens sont fiables, il nous faut alors porter autant de crédit à nos rêves qu’aux perceptions qui nous parviennent lorsque nous sommes éveillés. Quelle que soit l’option pour laquelle on se décide, on doit ainsi opérer un pari risqué sur le sens que l’on accorde aux notions de réalité et de vérité. La question pourrait alors se résumer ainsi : nos sens nous permettent-ils de saisir la vérité du réel ou faut-il y accéder par un autre biais ?
Quand donc on dit qu'un bâton paraît rompu dans l'eau, à cause de la réfraction, c'est de même que si l'on disait qu'il nous paraît d'une telle façon qu'un enfant jugerait de là qu'il est rompu et qui fait aussi que, selon les préjugés auxquels nous sommes accoutumés dès notre enfance, nous jugeons la même chose. Mais je ne puis demeurer d'accord de ce que l'on ajoute ensuite, à savoir que cette erreur n'est point corrigée par l'entendement, mais par le sens de l'attouchement ; car bien que ce sens nous fasse juger qu'un bâton est droit, outre cela il est besoin que nous ayons quelque raison, qui nous enseigne que nous devons en cette rencontre, nous fier plutôt au jugement, que nous faisons ensuite de l'attouchement, qu'à celui où semble nous porter le sens de la vue : laquelle raison ne peut être attribuée au sens, mais au seul entendement.
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