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Sujet : Peut-on traiter les faits humains comme des choses sans pour autant considérer l'homme comme une chose ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • humain : Sens 1: Personne humaine. Synonyme: individu. Sens 2: Qui a trait à l'homme. Sens 3: Sensible, compréhensif. Synonyme: accessible.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • considérer : Etre d'avis, croire, estimer.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Extrait du corrigé : 1. La science traite les faits humains comme des chosesA. Une exigence nécessaireLa démarche scientifique, lorsqu'elle s'applique aux faits humains, est guidée par une exigence nécessaire d'explication. En effet, elle ne peut supposer qu'un fait humain demeure inexplicable : elle doit au contraire postuler que tout phénomène observé obéit à des lois nécessaires.  Déterminisme : caractère de ce qui est déterminé, de ce qui résulte de phénomènes antérieurs. Exemple : le déterminisme de notre éducation explique en partie notre comportement actuel. Ensemble des conditions nécessaires à la production d'un phénomène donné ; lorsque ces conditions sont réunies, le phénomène s'avère inéluctable. Exemple : le déterminisme des lois de la physique nous permet de prévoir la trajectoire de la balle. Conception philosophique d'après laquelle, certaines conditions étant réunies, les phénomènes qui se produiront sont à la fois inévitables et prévisibles. Selon cette doctrine, la nécessité est la loi qui gouverne l'univers.

Peut-on traiter les faits humains comme des choses sans pour autant considérer l'homme comme une chose ?

Corrigé : Peut-on traiter les faits humains comme des choses sans pour autant considérer l'homme comme une chose ?
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